Prothèses capillaires et fauteuils roulants : de nouvelles règles pour un meilleur remboursement

Après l’optique, le dentaire et les aides auditives, le dispositif 100 % Santé continue d’évoluer. Il s’étend désormais à deux équipements essentiels au quotidien de nombreux français : les fauteuils roulants et les prothèses capillaires.
L’objectif ? Améliorer leur prise en charge et réduire, voire supprimer, le reste à charge pour les assurés.

Mutualistes octobre 2025

Une réforme au cœur du contrat responsable 🔎

 

Depuis le 1er décembre 2025, certains fauteuils roulants bénéficient d’une prise en charge intégrale, et certaines prothèses capillaires viennent compléter le périmètre depuis le 1er  janvier 2026.

Cela découle d’un décret publié au Journal Officiel du 27 novembre 2025 visant a modifier le cahier des charges du contrat responsable, servant de référence à l’ensemble des contrats de complémentaire santé. Cette évolution réglementaire s’inscrit dans une volonté des pouvoirs publics de renforcer la prise en charge de certains dispositifs médicaux essentiels, afin de mieux accompagner les personnes en situation de handicap – temporaire ou permanent – ainsi que celles confrontées à une perte de cheveux, qu’elle soit liée à une maladie ou à un traitement.


Par ailleurs, l’augmentation de la base de remboursement de l’Assurance Maladie obligatoire permet, pour certaines catégories d’équipements, une prise en charge plus élevée qu’auparavant, réduisant encore le reste à charge.

Quels équipements sont concernés ? 🧑‍🦽👱

 

Du côté des fauteuils, la réforme s’applique à plusieurs références, prescrits sur ordonnance médicale :

  • Fauteuils roulants manuels, pour un usage quotidien ou ponctuel ;
  • Fauteuils roulants électriques, destinés aux personnes ayant une mobilité très réduite ;
  • Fauteuils spécifiques, adaptés à des pathologies complexes ou à un usage intensif.

Bon à savoir : la réforme prévoit également le remboursement de la location de certains fauteuils roulants en cas de besoin temporaire (par exemple après un accident ou une intervention chirurgicale).

Concernant les prothèses, tout comme pour les fauteuils, seules les personnes disposant d’une prescription médicale peuvent bénéficier de ces nouvelles modalités de remboursement.

La prescription peut être établie par le médecin traitant ou par un dermatologue, notamment en cas d’alopécie liée à une maladie, de pathologie chronique, ou de traitement contre le cancer.

Le nouveau cadre de remboursement distingue quatre classes de prothèses capillaires, selon la qualité des fibres et la proportion de cheveux naturels.

  • Classe 1 : fibres synthétiques

Ces prothèses sont remboursées à 100 % par l’Assurance Maladie, sans aucun reste à charge. Elles garantissent l’accès à une solution esthétique de base.

  • Classe 2 : au moins 30 % de cheveux naturels ou fibres premium

Intégrées au dispositif 100 % santé, elles sont prises en charge conjointement par la Sécurité sociale et la complémentaire santé, sans reste à charge.

  • Classe 3 : à partir de 50 % de cheveux naturels

Le remboursement associe l’Assurance Maladie et la complémentaire santé. Un reste à charge peut subsister, selon les garanties prévues dans le contrat de mutuelle.

  • Classe 4 : 100 % cheveux naturels

Ces prothèses haut de gamme relèvent du régime de remboursement classique de l’Assurance Maladie, complété par la mutuelle selon les garanties souscrites. Un reste à charge est généralement à prévoir.

Comment effectuer votre demande de remboursement ? 🩺

 

En pratique, si votre fauteuil roulant ou votre prothèse capillaire fait partie des références prévues par la réforme, le remboursement peut être total.

Pour vérifier votre prise en charge, vous pouvez, soit en parler à votre médecin lors de la prescription ou, ce que nous vous recommandons, transmettre simplement votre devis à votre mutuelle, comme pour toute autre prestation de santé.

Dans ce contexte, votre mutuelle joue un rôle clé d’information et d’accompagnement. Elle vous aide à comprendre les nouvelles règles, à optimiser votre remboursement et à choisir les équipements les mieux adaptés à votre situation, en lien avec les professionnels de santé.

En résumé, cette nouvelle réforme constitue une avancée majeure pour l’accès aux soins. Qu’il s’agisse d’un besoin temporaire ou durable, les personnes concernées peuvent désormais s’équiper plus sereinement, sans que le coût ne constitue un frein majeur. Cette évolution marque une reconnaissance accrue de ces dispositifs comme des éléments essentiels de la qualité de vie.